Lawrence d'Arabie

Théâtre

Salle Lino Ventura

librement inspiré de la vie de T.E. Lawrence

©Aurore Vinot

Nous sommes en 1916. La Première Guerre Mondiale fait rage. Dans le désert d’Arabie, à l’époque contrôlé par l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne, se joue l’avenir de tout le Moyen-Orient. Un jeune et brillant archéologue anglais, Thomas Edward Lawrence, passionné par la culture arabe dont il maîtrise la langue et les dialectes locaux, se révèle vite être un précieux atout pour l’armée britannique, qui l’enrôle au sein des services du renseignement.

Le récit de ses exploits, relayés par les premiers correspondants de guerre font de lui un héros dans son pays, rapidement promu capitaine. En parallèle, Lawrence, qui a adopté le mode de vie local et s’habille comme les membres des tribus du désert, gagne la confiance des Arabes, qui le considèrent désormais comme l’un des leurs.

Le succès de l’opération de sabotage du chemin de fer du Hejaz, menée par les tribus et commandée par le capitaine Lawrence, rassurent les dirigeants arabes sur l’engagement britannique à défendre la cause que l’Occident lui-même leur a suggéré : celle de la création d’une nation arabe unie et indépendante.

Mais ce que Lawrence ignore, c’est que les gouvernements français et anglais ont déjà secrètement signé l’accord Sykes-Picot, qui prévoit, une fois la guerre gagnée, le découpage de la région à leur seul profit respectif.

Jusqu’où pourra alors aller la loyauté de Lawrence à l’égard de ses frères d’armes, qui le voient tel un prophète, quand, sans devoir renier sa patrie, il mesurera l’étendue du mensonge orchestré ? Lui restera-t-il un quelconque espoir de parvenir à renverser la situation et tenir sa promesse ?

Tous ceux qui aiment le spectacle au théâtre, l'invention scénique, les images, l'illustration astucieuse seront comblés. L'intelligence et le talent circulent. - Le Figaroscope

Note d'intention

Lawrence d’Arabie se déroule pendant la période chaotique des derniers jours de l’Empire ottoman, au Moyen-Orient. T. E Lawrence se retrouve en plein centre de cette tourmente et va jouer un rôle important pour l’armée britannique et pour les tribus arabes.

Le spectacle repose sur le dilemme impossible auquel Lawrence est confronté lorsqu’il découvre que le combat qu’il mène, que ce soit pour les Anglais ou pour les Arabes, n’est bâti que sur un mensonge, dont il n’est pas l’auteur.

Une part importante de la recherche s’est faite lors d’un voyage en Jordanie, à la rencontre d’historiens et de Bédouins, pour mieux comprendre leur vision de cette période et surtout qui était ce personnage - complexe, contradictoire mais pourtant légendaire à leurs yeux.

La pièce est écrite en cinq actes, divisés eux-mêmes en plusieurs scènes courtes. Les lieux où se déroule l’action sont multiples : du passé – avec des flashbacks en Irlande –, au présent – des sites des ruines de Karkemish au sud de l’Anatolie, aux quartiers généraux britanniques ou au palais de Hussein, le roi du Hedjaz ; du marché des chameaux au Caire à la tente du prince Fayçal ; du désert du Nefoud à Buckingham palace sous la pluie ; du cottage isolé de Lawrence à la signature du traité de Versailles à Paris....

Le chœur est composé de huit comédiens, qui jouent tous les rôles autour de Lawrence. Les comédiens et les musiciens restent sur le plateau pendant toute la durée de la pièce et tout changement s’opère à vue.

Le chœur habille et déshabille les personnages, donnant l’impression qu’ils apparaissent et disparaissent.

Eric Bouvron s’appuie sur sa formation de chorégraphe pour élaborer les mouvements du chœur et l’utilisation de l’espace ; parfois structurés, comme au théâtre, ou l’espace et le temps sont essentialisés (il suffit d’un pas pour suggérer la traversée du désert, par exemple) ; parfois expansif et généreux, comme dans les chorégraphies d’Alvin Ailey.

La musique de Lawrence d’Arabie est à l’image du protagoniste... européenne, mais avec ce sentiment déraciné, fasciné par l’Orient, avec sa fougue, ses doutes et ses espoirs. Fidèle à lui-même, Eric Bouvron refuse une musique « accessoire », mais en fait bel et bien un partenaire au service du jeu d’acteur et de l’imaginaire du public, comme un décor monumental contenu dans quelques notes. Trois musiciens (chant, violon, accordéon, percussions, saz...) composent et improvisent sur scène. Ils se mêlent physiquement aux comédiens - eux-mêmes amenés à chanter et à danser – dans une symbiose forgée au fil de mois de travail.
 

Interprètes : Kevin Garnichat, Alexandre Blazy, Matias Chebel, Stefan Godin, Slimane Kacioui, Yann Parize, Julien Saada, Ludovic Thievon
Mise en scène : Eric Bouvron
Co-écriture : Benjamin Penamaria
Assistant mis e en scène : Jeremy Coffman
Composition et musique live : Julien Gonzales, Raphaël Maillet, Cecilia Meltzer
Création lumière : Edwin Garnier
Création costumes : Nadège Bulfay

Durée : 1h50
Plein tarif : 24 € - Tarif réduit : 19 € - Groupe : 16 €
Location à partir du lundi 10 janvier
Crédit photo : Aurore Vinot

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