L'Amant

Théâtre

Salle Lino Ventura

"L'Amant", l'histoire d'un vaudeville qui n'aura pas lieu.

© Aurore Vinot

Création

Richard et Sarah sont un couple heureux, en apparence. Le matin Richard part travailler et quitte Sarah en lui posant cette question : " Ton amant vient aujourd'hui ? " Et chaque après-midi Sarah reçoit son amant qui n'est autre que son mari, sans cravate.
Tant que le jeu va, le couple semble trouver un équilibre entre aventure et quotidien domestique.

Comme chaque matin, Richard part travailler dans la City et laisse Sarah, sa femme, dans la maison de banlieue du couple heureux qu'ils forment. Avant de quitter la maison, le mari demande à sa femme, sur un ton qui peut sembler badin, si elle doit recevoir son amant dans la journée. Ce à quoi Sarah répond par l'affirmative. L'amant se présente dans l'après-midi : il s'agit du mari qui endosse le rôle. Il joue l'amant pour son épouse. Tant que le jeu va, le couple semble trouver un équilibre entre aventure et quotidien domestique bourgeois. Or Richard souhaite mettre fin à la prétendue liaison adultère, au grand dam de Sarah qui ne l'entend pas ainsi.

 

Cette splendide mise en scène de " L'amant " souligne la dimension absurde de la pièce de Pinter et sa filiation avec le théâtre de Ionesco.
- Libre Théâtre -

 

Le théâtre de Pinter s'est imposé à moi dès la première lecture de L'amant  comme une révolution complète, de la dramaturgie et du langage. Dans ce théâtre, les mots sont des armes que les personnages utilisent pour se déstabiliser ou se détruire l'un l'autre et, défensivement, pour dissimuler leurs sentiments les plus profonds.
Dans ce foyer si commun, dans ce couple si banal en apparence, règne, comme à l'extérieur, une peur et une crainte profonde, s'y déroule une vie d'intimidation, s'y développe une censure omniprésente ainsi qu'une autocensure insidieuse. Puis le rire, puissant, animal, presque viral surgit soudain du désarroi le plus achevé.

 Rien de ce qui est écrit dans cette pièce n'est gratuit. Chaque phrase est une pépite, elle existe, elle mérite d'exister, à nous d'en faire entendre tous les sens car c'est toujours à une langue ambivalente et ambigüe qu'on a affaire.
Stéphane Olivié-Bisson


Durée : 1h20
Plein tarif : 21 € - Tarif réduit : 15 € - Tarif groupe : 12 €
Location à partir du lundi 4 janvier

 

Une pièce de Harold Pinder
Mise en scène Stéphane Olivié-Bisson

Avec Manon Kneusé et Clément Vieu
Musique : Eric Capone
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