L'Aiglon

Théâtre

Salle Lino Ventura

1830 - L'Aiglon, l'histoire d'une émancipation

1830, Empire autrichien - La révolution des Trois Glorieuses et Paris sont loin, mais le souvenir de Napoléon hante l'Europe entière. Le Duc de Reichstadt, fils du défunt empereur des français et de Marie-Louise d'Autriche, a 19 ans. Il aspire violemment à l'action. Quand enfin il tente de fuir pour rejoindre Paris, des forces contraires l'en empêchent et il reste captif, toujours retenu dans son élan de gloire et d'idéal. Malade et affaibli par l'échec, il meurt à vingt-et-un ans, au Palais de Schönbrunn, sans avoir su quitter l'Autriche.

La pièce de Rostand est comme un tableau dont la figure principale combattrait le pinceau qui la trace puis chercherait à s'extraire de ces traits pour accéder à autre chose, pour sortir du carcan qu'on lui impose, pour lutter, grandir, vivre, peut-être, déployer ses ailes, enfin.

Scene de l'aiglon
Note d'intention

"J’ai 29 ans et, depuis 10 ans, cette pièce fait battre mon coeur, me fait rire, pleurer, puis pleurer de rire. Et plus je travaille dessus, plus je comprends que c’est parce qu’elle s’adresse précisément à la jeunesse et à la capacité de résistance qu’il y a au fond de chacun. L’Aiglon d’Edmond Rostand est résolument, pour moi, une pièce contemporaine.

Bien sûr, je suis attirée par la démesure de l’oeuvre (6 actes, plus de 4 heures, plus de 50 personnages) et la surprenante richesse de sa langue qui déborde comme une poitrine opulente du corset de l’alexandrin… Bref un chef-d’oeuvre caché derrière le trop grand nez de Cyrano ! Cela m’attire parce que, du haut de mes 29 ans, je rêve d’un théâtre audacieux et généreux.

Mais ce qui m’intéresse particulièrement dans L’Aiglon, c’est la tension entre un désir brûlant d’intensité et un profond questionnement identitaire, entre la volonté inflexible d’agir du personnage principal et l’imminence de sa mort. Là, se déploient, tout à la fois, le sens et la vanité, la force et la fragilité de l’existence. Et c’est précisément le paradoxe de ceux qui sont tournés vers l’avenir. Elle soulève en nous des questions qui n’ont pas de réponses évidentes. Quel est notre héritage ? Qu’en faisons-nous ? À quoi nous opposons-nous?, à une autorité - à l’injustice - au silence - à l’indifférence - à nous-même dans nos propres contradictions ?

Je vous propose L’Aiglon d’Edmond Rostand dans une version adaptée pour 15 comédiens. La trame y est resserrée et s’inscrit dans un espace-temps qui évoque une réalité historique (le XVIIIe ) pour découvrir, en creux, nos propres projections. L’espace scénique sera, de façon symbolique, comme la chambre noire d’un appareil photo, dans lequel l’imaginaire du spectateur pourra se projeter". Maryse Estier

Avec Nicolas Avinée (en alternance), Cécile Brune, Pierre Cuq, Dylan Ferreux, Elsa Guedj, Lucas Hérault, Michael Maïno, Margaux Le Mignan, Héloïse Werther, Marc Chouppart, Clémence Longy, Céline Toutain, Baptiste Roussillon, Pierre Ostoya Magnin 
Adaptation et mise en scène : Maryse Estier
Assistanat : Valentine Bernadeau
Scénographie : Marlère Berkane
Costumes : Clément Vachelard
Lumière : Lucien Valle
Musique : David Hess
Assistante costumes et décors : Adeline Ribeiro
Assistante costumes : Annaëlle Misman
Coiffure et maquillage : Catherine Nicolas

Production Cie Jordils
Coproduction Théâtre Montansier - Versailles, Théâtre de la Manufacture - CDN de Nancy-Lorraine, Le POC ! - Alforville, avec le soutien de la ville de Pau, du département Val-de-Marne et de la SPEDIDAM. Ce projet a reçu le mécénat de la Fondation Napoléon.

L'aiglon est lauréat du prix Forte-Fonds Région Ile de France pour les talents émergents.

 

Durée : 4h avec entracte (intermède musical viennois à l'entracte)
Plein tarif : 24 € - Tarif réduit : 19 € - Groupe : 16 €
Location à partir du lundi 13 septembre
Crédit photo : ©Alexandre Laillé

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