Théâtre

LA REINE MARGOT

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NOTE D’INTENTION LA REINE MARGOT, D’HIER A D’AUJOURD’HUI

Dès le départ, j’ai eu l’idée d’adapter La Reine Margot de Dumas au plateau comme on relève un défi ! La pièce proposée par l'auteur, en adaptation de son propre roman, dure plus de huit heures. J'ai pris des libertés avec le texte dramatique pour me concentrer uniquement sur l'aspect romanesque et historique. Le Massacre à Paris de Christopher Marlowe, qui retrace de manière sanglante et passionnée la nuit du 23 août 1572, m'a particulièrement servi lors de ce travail d'adaptation. Ce drame articule son récit autour du protagoniste le plus fanatique de cette histoire, le Duc de Guise, un ambitieux catholique dont « la politique s'est déguisée en religion ». Contrairement à Marlowe, Dumas évoque la nuit de la Saint-Barthélemy mais ne la montre pas. En réunissant les deux auteurs, je raconte l'histoire de Margot sans occulter l'horreur du massacre.
Avec Les Damnés, Visconti voulait « raconter l'histoire d'une famille monstrueuse à l'intérieur de laquelle tous les crimes restent impunis ». En adaptant La Reine Margot, je me suis aussi plu à dépeindre la famille royale -les Valois- comme une meute belliqueuse, malade et pervertie. Le cinéma américain des années 1950 (‘le film noir’) et les films de mafia où tout s'articule autour d'une famille ou d'un patriarche m’ont beaucoup influencé pour la mise en scène et sa dimension décadente.
C'est une fresque historique, populaire, maintes fois adaptée au cinéma et finalement magnifiée dans les mémoires avec le film de Patrice Chéreau en 1994 : durant l'écriture du film, plusieurs conflits religieux nourrissent l'inspiration des scénaristes (première Intifada, insurrection de l'Armée de Résistance du Seigneur en Ouganda ; première guerre du Golfe, guerres ethniques d'ex-Yougoslavie). De toute évidence, cette histoire trouve des résonances tout à fait actuelles avec notre époque contemporaine.

Ici, les personnages tuent au nom de Dieu. Chacun des protagonistes, catholique ou protestant, s'exprime et agit dans l’intérêt de sa religion. Et toujours, cette religion est utilisée comme un dogme, un argument infaillible. Le fanatisme au secours de mobiles politiques mortifères. Impossible de ne pas faire le rapprochement avec les événements récents qui bouleversent la France et l’Occident, les attentats islamistes. Les guerres de religions sont-elles si différentes cinq siècles plus tard ?
A la manière des Damnés de Visconti, La Reine Margot met en scène les auteurs d'un massacre à grande échelle et se place du côté des bourreaux. Dumas offre à voir aux spectateurs le mécanisme du complot. Comment des hommes peuvent-ils organiser, commanditer et exécuter la tuerie ? Dans La Reine Margot, tout se joue dans l'urgence et dans un fracas immense. Les personnages sont en mouvement perpétuel, jusqu’à être emportés par une fureur qu'ils ne contrôlent pas et qui les mènera au dénouement fatal. Dans ce tumulte, le son occupe une place de choix dans la mise en scène : tantôt la musique transmet cette fureur, tantôt elle esquisse la notion de sacré...
En contrepoint, Dumas célèbre l’amour. C’est un moyen de guérison essentiel dans son écriture : la passion qu’entretiennent Margot (catholique) et La Môle (huguenot) transcende leurs croyances… Comme l’amour, l’amitié est aussi une valeur-clé chez Dumas, sorte d’entremetteur pour des personnages prédestinés à s’entre-tuer : La Môle et Coconnas renoncent aux armes et choisissent de faire front commun face à la barbarie. Comment ne pas trouver une portée universelle à ce discours humaniste et fraternel ?
Et puis, il y a Margot, l'héroïne la plus incomprise et malmenée de notre Histoire, qui « passe de l'arrogance à la compassion », comme le résume Chéreau lui-même. La compassion pour un homme, Henri de Navarre, un époux qu'elle n'a pas choisi et qui l'émeut par sa foi et son intégrité mais aussi la compassion envers les protestants, invités à ses noces et éliminés sous ses yeux. La « plus belle perle de France » devient alors stratège politique... Une icône de théâtre !
 

ADA/AVA

 

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JEUDI 21 MARS - 20h30

Fondé à Chicago en 2010, le collectif pluridisciplinaire Manual Cinema est reconnu à travers le monde pour ses spectacles mêlant l’artisanat du théâtre d’ombres et d’objets au pouvoir de suggestion du cinéma. Ils proposent un univers onirique, dont les influences cherchent autant du côté d’Alfred Hitchcock que de Tim Burton.

Ada, septuagénaire, vient de perdre sa jumelle, Ava. Peu à peu, dans la maison où elles ne sont jamais quittées, Ada réapprend à vivre et la complicité avec les souvenirs de sa sœur Ava devient une force.

Sur scène, se crée en direct et sous les yeux du public une expérience cinématographique unique, vivante, faite d’ingéniosité et de théâtralité.

Un spectacle envoûtant d’une rare finesse à découvrir en famille.

 

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Compagnie Manual Cinema (USA)
Mise en scène : Drew Dir
Musique originale, conception sonore : Kyle Vegter et Ben Kauffman
Création visuelle : Drew Dir, Sarah Fornace et Julia Miller

Comédiennes : Julia Miller, Lizi Breit
Marionnettistes : Drew Dir, Sam Deutsch, Sarah Fornace
Musiciens : Quinn Tsan, Alex Ellsworth, Michael Hilger

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Durée : 1h
Location à partir du 7 janvier
Tarif : C
 

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FRANCOISE SAGAN

d'après Je ne renie rien

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MARDI 26 MARS - 20h30

À partir des interviews de Sagan « Je ne renie rien », Caroline Loeb s’approprie la parole de l’auteur de « Bonjour tristesse » dans un monologue sensible et attachant. « Mon choix a été celui de l’intime. La retrouver dans sa pensée, de l’intérieur. Inside Françoise Sagan»

Émouvante, drôle, lucide et implacable, Sagan nous parle de son amour absolu pour la littérature, de la fragilité des hommes, de l’importance du désir, de son dédain pour l’argent, de sa passion pour le jeu, et de la mort en embuscade. Caroline Loeb accompagnée à nouveau par Alex Lutz qui la met en scène, incarne de manière étonnante cette passionnée de la vie, toujours sur le fil du rasoir.

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Mise en scène : Alex Lutz
avec la collaboration de Sophie Barjac
Adaptation et interprétation : Caroline Loeb

« Je ne renie rien » de Françoise Sagan est publié aux Editions Stock

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Durée : 1h10
Location à partir du 7 janvier
Tarif : B

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Passerelle Théâtre/Cinéma
Jeudi 28 mars - 20h30

BONJOUR TRISTESSE d'Otto Preminger
(en version restaurée)

Visuel de l'affiche du film
 

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LA DAMA BOBA

Ou celle qu'on trouvait idiote

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MARDI 2 AVRIL - 20h30

Finea est la Dama Boba, celle que l’on trouve inculte. Mais elle a un atout : elle est riche. Laurencio, artiste fauché, tombe sous le charme de… la fortune de Finea et entreprend de séduire la « Dama Boba ».
Dans cette comédie, Lope de Vega, le Molière espagnol, dresse une fresque assez folle où l’amour donne l’intelligence à un personnage féminin totalement bouleversant.

Après La Discrète amoureuse en 2016, Justine Heynemann s’empare de nouveau de la théâtralité des textes de Lope de Vega et nous présente ce trésor du répertoire espagnol qui a beaucoup inspiré les auteurs européens, Molière, Goldoni… et pourtant peu mis en scène en France. Cette pièce fait écho à de nombreuses problématiques contemporaines : n’y a-t-il qu’une seule voie à l’apprentissage ? Comment trouver la sienne ?

 

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Compagnie Soy Création
Traduction : Benjamin Penamaria
Adaptation : Justine Heynemann et Benjamin Penamaria
Mise en scène : Justine Heynemann
Interprétation : Sol Espeche, Pascal Neyron et Jean-Philippe Puymartin

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Durée : 1h30
Location à partir du 7 janvier
Tarif : D
 

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ON NE VOYAIT QUE LE BONHEUR

Grégoire Delacourt

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SAMEDI 17 NOVEMBRE - 20h30

Grégori Baquet, Molière Révélation masculine en 2014, porte sur scène ce best-seller coup de poing : l’histoire d’un fait divers, un moment de folie d’un père qui bouleverse l’existence de sa fille. Par son adaptation et sa mise en scène, il raconte l’histoire d’une résilience : celle de deux personnages, l’un victime, l’autre bourreau. Une quête d’amour, une odyssée remplie d’humanité, chargée de souffrance certes, mais aussi d’espérance.

Quand il n’y a plus rien à faire que de se laisser ronger par le remords ou dévorer par la colère, il reste toujours une alternative : pardonner. A soi-même d’abord, pour ensuite pardonner aux autres.

 

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Adaptation et mise en scène : Grégori Baquet
Assistance mise en scène : Philippine Bataille
Interprétation : Grégori Baquet et Murielle Huet Des Aunay

On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt est publié aux Editions J.C Lattès

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Durée : 1h20
Tarif C
Location à partir du 17 septembre

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MOMS !

Crise de mères

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SAMEDI 25 MAI - 20h30

Après un triomphe de plus de 2500 dates aux Etats-Unis et en Angleterre sous le titre Mom’s The World, Les Moms arrivent enfin en France avec une adaptation originale, dans le double registre du théâtre et de la comédie musicale, portée par des comédiennes et auteurs pour qui le « métier » de mère n’a plus de secret.
Le spectacle est une suite drôle, émouvante et parfois hystérique d’anecdotes, de vécus de péripéties extravagantes et confessions inspirées de faits réels nous dressant un tableau hilarant et intime de la vie des mamans.

Un hommage aux femmes et aux mères en les montrant dans leur diversité, leur force, leur fragilité, leur beauté et leurs souffrances qui les rendent encore plus aimables et dignes d’admiration.

 

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Théâtre du Passeur
Traduction et adaptation : Aimée Clark-Langrée et Sylvie Audcoeur
Mise en scène : Armand Eloi et David Eguren
Interprétation : Sylvie Audcoeur, Emilie Gavois-Kahn, Adèle Jayle, Raphaële Moussafir et Anlo Piquet

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Durée : 1h30
Tarif D
Location à partir du 7 janvier 

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