Jeune Public / Famille

ROMANCE

photo du spectacle

NOTES D’INTENTIONS

Eric Domenicone, metteur en scène

La lecture de l’oeuvre comme motif pour son adaptation
Il y a la beauté de l'album, ses couleurs, sa grande qualité graphique, ses dessins, leur construction à la fois simple et complexe. Il y a l'histoire, très orchestrée, semblant échapper à tout contrôle, mêlant respirations et accélérations. La petite histoire du chemin de l'école devient le récit de tout un monde. Pour dépeindre ce récit rocambolesque, l'auteur fait appel aux contes traditionnels : une reine, un farfadet, l'oiseau messager, le dragon, la sorcière, le trésor ou encore le souterrain... Et ce sont les reflets de notre société qui apparaissent tout à coup lorsque la guerre éclate et que la violence prend le dessus.

Romance est un monde vu par des yeux d'enfant, ce monde croît au fil de ses explorations, on peut imaginer que les répétitions de séquences enrichies à chaque fois de nouvelles images expriment cette ouverture au monde. Les séquences oulipiennes du livre (l'école/le chemin/ la maison, l'école/la rue/le chemin/la forêt/ la maison,...) en sont la démonstration. Pour expliquer ce monde, l'enfant applique ses
grilles de lecture, celles que le conte lui a enseigné, il fait appel au merveilleux. La fantaisie, le rocambolesque font supporter la violence de la réalité. Ainsi les causes de la guerre qui éclate au milieu du récit sont le fait de mauvais garçons et d’une sorcière. C'est un sortilège qui renverse la maison et bouleverse la ville. C'est pour contenir les brigands que l'armée intervient.

Cet ouvrage construit comme un conte merveilleux qui se dévoile au fil de l'histoire, nous ouvre les portes de l'aventure et nous affranchit de ce qui effraie. Il invite l'enfant et l'adulte qui le découvrent à accepter peurs et douleurs pour les dépasser et accomplir un heureux destin, ce à quoi nous aspirons tous.

Le héros, appelé tout au long de l'histoire "L'inconnu", doute. Il est parfois découragé mais n'abandonne pas. A travers lui, nous pouvons croire qu'après la nuit pointe l'aube et avec elle la victoire sur les forces obscures. Blexbolex nous livre là un conte initiatique exemplaire, un appel à la résistance, une invitation à ne jamais renoncer ànses espoirs.

Les images, le travail graphique.

L'ensemble est marqué au fer rouge par la signature graphique de Blexbolex, des images sérigraphiées, superposées, jouant sur les transparences et les compositions colorées. Un travail d'orfèvre où chaque image est un tableau, sublime comme une icône, et chaque tableau la rue, la maison, l’accident, l’incendie, l’inconnu, la sorcière, les brigands… - devient un personnage de l’histoire. Une structure comme une matière mouvante qui s’accélère, un peu comme si se déroulait sous nos yeux les séquences d’un de ces films anciens dont on tourne la manivelle. Une histoire construite en images, comme un synopsis, dont nous allons faire un spectacle.

Dramaturgie

Romance est un travail expérimental qui bouleverse les codes du livre jeunesse pour proposer quelque chose de neuf. Déroutant pour qui s’accroche à ses vieilles habitudes de lectures linéaires, ce livre ne peut pas s’appréhender comme une histoire avec un début et une fin. Mais plutôt comme un univers qui renferme mystère, ellipses, trous et proposition de récits. Blexbolex triture la narration et propose un monde nourrit de la matière la plus sujette aux variations et aux interprétations celles du conte. Avec ce livre Blexbolex crée une sorte d’hybride entre un conte au rythme frénétique, un imagier hanté par des visions inspirées des légendes et un univers à l’esprit fantaisiste sans dessus dessous.

C'est cette originalité dans la construction, cette folie structurée, cette envie de déborder du cadre en inventant de nouveaux codes tout en s'inspirant des mythes fondateurs, qui rendent cette oeuvre particulièrement passionnante et qui nous pousse à vouloir l’adapter pour la scène.

Le récit est partagé en sept séquences, de plus en plus longues, puisque chaque  séquence reprend les éléments de la précédente et lui en ajoute d'autres. Chaque chapitre est introduit par un texte que développent trois, cinq, neuf, dix-sept, trentetrois images, etc.

L'école, le chemin, la maison, pour la première séquence d'images.

L'école, la rue, le chemin, la forêt et la maison, pour la deuxième séquence d'images

LE VOYAGE DE BENJAMIN

de Gérard Wacjman

lumières

DIMANCHE 14 AVRIL - 16h                                  

Théâtre musical à partir de 6 ans

Benjamin, garçon pleins de rêves et d'espoirs mais un petit peu peureux, quitte son village natal de Boulba, perdu au milieu de l’ancienne Russie, et décide de prendre les chemins de la liberté pour atteindre le fameux « Pays du Monde Meilleur ». Benjamin, accompagné de son ami Senderl, connaîtra mille aventures. On aime l'espoir de ces personnages qui rêvent de voler alors qu'ils n'ont pas d'ailes…

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Compagnie Pandora
d'après le texte de Mendele Moïkher Sforim
Mise en scène : Brigitte Jacques-Wajeman
Interpétation : Emilie Cazenave, Timothée Lepeltier et Aurélien Pawloff, Pierre Fouchenneret ou Daniel Garlitsky (en alternance), violon

Le voyage de Benjamin est publié aux Editions Actes Sud Junior

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Durée : 50 min
Tarif unique : 8 €
location à partir du 7 janvier

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FOLLES SAISONS

Opéra pour petits et grands
d'après Jean-François Chabas

Photo du spectacle Folles saisons

MERCREDI 22 MAI - 15h                                 

Opéra de poche à partir de 4 ans

Depuis toujours, c’est entendu, les saisons se poursuivent dans un ordre, le même exactement : printemps, été, automne, hiver. Mais un jour, las de se prélasser, l’été saute par­ dessus l'automne, pour aller rencontrer l'hiver, et suscite alors une grande pagaille.
Folles Saisons est une fable écologique, qui, avec poésie et légèreté, fait écho à une problématique majeure de notre temps, le dérèglement climatique.



dans la cadre du Printemps du Développement durable

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Compagnie Le Théâtre de la Vallée
Livret et mise en scène : Gerold Schumann
Musique : Bruno Bianchi
Interprétation : Bruno Bianchi, Sofia Obregon Abularach
mezzo-soprano : David Witczak et Julien Clément (en alterance) baryton

Folles saisons est publié aux Editions Casterman

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Durée : 40 min
Tarif unique : 8 €
location à partir du 7 janvier

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